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Mise à jour le Apr 14, 2018
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Les anti-inflammatoires augmenteraient le risque d'insuffisance cardiaque

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Une poignée d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'ibuprofène ou le diclofenac, serait liée à un risque accru d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque. 

L’aspirine, l’ibuprofène et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) couramment utilisés seraient liés à une augmentation du risque d’insuffisance cardiaque, révèle une étude européenne publiée dans British Medical Journal.

De nombreux travaux ont montré qu’ils pouvaient perturber le rythme cardiaque, augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’infarctus s’ils sont pris régulièrement. Ces récents travaux suggèrent un nouveau danger : ils augmentent le risque d’hospitalisation liée à l’insuffisance cardiaque.

Plus de 8 millions de patients suivis

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs de l’université de Milan-Bicocca (Italie) ont épluché les dossiers médicaux de 8 millions de patients hollandais, britanniques, italiens et allemands âgés de plus de 18 ans. Tous ont reçu un AINS traditionnel ou un inhibiteur sélectif de la COX-2 (Arcoxia) ou coxibs, une nouvelle sous-classe d'AINS. 
Entre 2000 et 2010, plus de 92 000 d’entre eux ont été admis à l’hôpital pour une insuffisance cardiaque.

Les chercheurs montrent que les patients ayant pris l’un de ces médicaments dans les deux semaines précédents leur prise en charge en urgence ont 19 % plus de risques d’être hospitalisé. Des analyses approfondies révèlent qu’une dizaine de molécules sont à mettre en cause : le diclofenac, l'ibuprofène, l'indométhacine, le ketorolac, le naproxène et le piroxicam, ainsi que deux coxibs appelés l'étoricoxib (Arcoxia) et le rofécoxib (Vioxx retiré du marché marocain en 2006).

Pour le naproxène et le ketorolac, les risques d’admission à l’hôpital varient de 16 à 83 %, tandis que ce risque est plus que doublé lorsqu’il s’agit du diclofenac, étoricoxib, indométhacine, piroxicam, et rofécoxib utilisés à hautes doses. 

Ainsi, le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque lié à ces médicaments semble dépendre de la molécule et de la dose administrée, concluent les chercheurs.