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Mise à jour le Feb 18, 2018
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Peut-on reconnaître les premiers signes d'un infarctus ?

Première cause de mortalité au Maroc, les maladies cardiovasculaires sont responsables de plus de 100.000 décès par an.

1 Marocain sur 2 meurt d'une maladie cardiaque. En sachant reconnaître les signes d'alarme et faire les gestes appropriés, il est possible d'en sauver un certain nombre. Mais attention, il s'agit d'une vraie course contre la montre. En cas de douleur thoracique, la rapidité est vraiment décisive. En effet, lors d'un arrêt cardio-circulaire, les chances de survie décroissent de près de 10% par minute en l'absence de traitement efficace.

De quoi s'agit-il ?

L'infarctus du myocarde est causé par l'occlusion d'une artère coronaire par un caillot de sang (thrombose) qui se développe sur une plaque d'athérosclérose. Lorsque ce caillot occupe toute la lumière de l'artère, un segment du myocarde se trouve privé de sang et souffre alors d'ischémie aiguë.

Les hommes sont deux fois plus exposés à cette maladie que les femmes. Egalement concérnés : les gros fumeurs, les diabétiques, les personnes ayant une tension ertérielle ou un taux de cholestérol trop élevé ou celles qui mènent une existence trop sédentaire.

Quel sont les signes d'alarme ?

  • Chez un patient qui n'a jamais souffert de poitrine, le signe le plus caractéristique est une douleur en plein milieu du thorax, constrictive (sensation de serrement comme un étau) et particulièrement intense. Cette douleur peut être ressentie également dans le dos, dans les épaules, les mâchoires et les bras. Elle empêche toute activité et persiste sans grande variation d'intensité. Elle peut s'accompagner d'une grande fatigue, de sueurs et de nausées. L'infarctus est plus que probable.
  • Lorsque le sujet souffre déjà d'angine de poitrine, il peut s'agir : 

             – d'une douleur typique qu'il connaît et qui disparaît avec la prise d'un dérivé nitré (Risordan 10mg, Disorlan 20mg, etc...). Mais attention, il faut néamoins prévenir le médecin ou le cardiologue.

             – d'une douleur inhabituelle, plus intense, qui ne disparaît pas avec le traitement et s'accompagne de malaise, survenant sans facteur déclenchant. La menace d'infarctus est là.

  • La crise en elle-même est brutale, imprévisible. Elle se traduit par une douleur très intense en pleine poitrine ou se mêlent sensations de serrement et de vive brûlure. Le malade est très pâle, couvert de sueur et en proie à l'angoisse. Son pouls s'accélère il peut éventuellement perdre connaissance pendant quelques secondes.

Que devez-vous faire ?

  • Il n'y a pas une minute à perdre. Avant tout, même si la technique des gestes est connue, il faut appeler d'urgence le 141, qui dès leur arrivée sur les lieux, tenteront de stopper la crise par l'administration de médicaments (aspirine, anticoagulant, bêtabloquants, dérivés nitrés, thrombolytiques), effectueront les surveillances électriques (ECG) et transporteront le patient dans un centre de soins intensifs.
  • Si la personne ne répond pas mais respire, la placer ou la laisser en position allongée, la tournée avec précaution sur le côté, tête basse (position latérale de sécurité) et vérifier que d'éventuelles sécrétions peuvent s'écouler de la bouche. Alerter l'entourage.
  • En cas de perte de connaissance avec état de mort apparente (le sujet ne répond pas, ne respire pas, n'a plus de pouls), libérer ses voies aériennes (ouvrir la bouche, enlever un éventuel corps étranger, basculer prudemment la tête en arrière et maintenir le menton soulevé) et associer des insufflations bouche à bouche (souffler 10 fois par minute dans la bouche de la victime en prenant à chaque fois une grande inspiration et en vérifiant que cela fait soulever son thorax).
  • Si le tableau évoque un arrêt cardiaque, le médecin régulateur peut conseiller d'ffectuer un massage cardiaque externe (6 séquences de 15 compressions thoraciques externes suivies de 2 insufflations par minute).

Votre conseil 

  • Mettre en garde les personnes à risques et évoquer les facteurs de risque : tabagisme, hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, obésité, angine de poitrine (angor), stress, prédisposition génétique.
  • Recommander à l'entourage d'une personne « à hauts risques » d'apprendre les gestes de première urgence. En effet, quelques heures suffisent pour connaître les gestes qui sauvent une vie. S'adresser à la croix-rouge marocaine, aux sapeurs-pompiers ou à la fédération marocaine de cardiologie.
  • Connaître le numéro 141 :  c'est le numéro marocain d'urgence. Utilisable à partir d'un téléphone portable ou fixe. En toute circonstance, cet appel est reçu par le SAMU.
  • Insister sur l'imoprtance de l'exercice physique (en accord avec le médecin). La sédentarité affaiblit le coeur. Sans entraînement, le muscle cardiaque perd de sa puissance de contraction. A proposer :  marche, natation, bicyclette, course à pied, gymnastique....

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