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Mise à jour le Apr 14, 2018
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Diprostene injectable : rupture de stock effective
Umax LP 400µg (Tamsulosine) : remise à disposition normale
Alaabouch zouhayr

Alaabouch zouhayr

PHARMACOCINETIQUE

Ce devenir résulte des différents processus précédemment décrits : absorption, distribution, transformation, élimination. Ils vont maintenant être envisagés d’un point de vue quantitatif, c'est-à-dire mathématique.

La pharmacocinétique repose sur la détermination expérimentale des quantités ou des concentrations de médicaments (ou de métabolites) présents dans le sang, les tissus ou les excreta. A partir de ces mesures et d'hypothèses adaptées, peuvent être élaborés des modèles mathématiques décrivant la destinée du médicament dans l'organisme.

Chez l'animal, l'étude de la pharmacocinétique permet de prévoir ce qui se passera chez l'homme avant les essais cliniques. Cependant, le devenir d'un médicament varie d'une espèce à l'autre et il ne permet jamais que des extrapolations (ou qui doivent rester prudentes).

Chez l'homme, les modèles pharmacocinétiques servent à déterminer les conditions d'utilisation du médicament, les précautions à prendre, les incidences des associations et à adapter les posologies chez un patient donné.

Pour que la pharmacocinétique ait un sens (et une utilité) en clinique, il faut que soit satisfait le postulat que les concentrations au site d'action (et les effets qui en résultent) peuvent être représentées (c'est-à-dire sont dans une relation simple) par les concentrations dans un site de prélèvement aisé (sang surtout, urines ou salive parfois). Ce postulat est dans la plupart des cas à peu près satisfait. Il est évidemment indispensable de vérifier qu'il en est bien ainsi.

La cinétique des effets doit être en relation simple avec la pharmacocinétique

Sinon, la pharmacocinétique perd tout intérêt clinique ; il en est ainsi par exemple dans le cas d’effets retardés ou rémanents. On appelle ces relations, des relations PK/PD (en anglais, pharmacokinetics / pharmacodynamics).

A remarquer enfin que lorsqu'on parle d'effets, il peut aussi bien s'agir de l'effet thérapeutique que d'effets nocifs et que la pharmacocinétique peut être intéressante pour assurer l'un ou pour prévenir les autres.

METHODES D'ETUDE

1.1. Méthodes morphologiques

Les méthodes morphologiques permettent de situer une substance à un moment donné. Elles font appel à l'utilisation de molécules marquées par un isotope radioactif.

On emploie de petits animaux, habituellement des souris. Au moment désiré après l'injection du produit, l'animal est sacrifié par congélation dans l'azote liquide ce qui permet l'interruption immédiate de tous les processus métaboliques.

On peut alors obtenir des images macroscopiques ou microscopiques de la distribution du médicament :

  • l'autoradiographie consiste à pratiquer, grâce à un microtome spécial, une coupe sagittale de l'animal entier. La tranche obtenue est placée sur un film radiographique qui est impressionné par la radioactivité des molécules médicamenteuses. Les organes contenant le produit apparaissent ainsi sur les clichés.
  • l'autohistoradiographie consiste à pratiquer des coupes histologiques dans un organe puis, par un procédé analogue, à faire impressionner par celles-ci un film photographique. L'examen de celui-ci au microscope montre la localisation des molécules radioactives à l'intérieur du tissu.

Ces procédés sont essentiellement qualitatifs. Ils permettent de situer la substance mais ne donnent qu'une idée grossière des quantités contenues dans chaque organe. Ils ne distinguent pas le médicament intact de ses métabolites, si ceux-ci contiennent l'élément marqué. Ils constituent un « instantané », de la destinée du produit à un moment donné. En répétant l'examen à des intervalles convenables, on peut en suivre le déroulement dans le temps.

1.2. Méthodes physicochimiques

Elimination des médicaments

Les médicaments sont éliminés par l'organisme suivant divers émonctoires qui forment les « voies d'élimination » des médicaments. La substance initiale et chacun de ses métabolites sont éliminés séparément.

N.B. : le terme de disparition sera utilisé ici pour l’ensemble formé du métabolisme et de l’élimination des médicaments. C’est ce que l’on entend parfois par élimination qui est alors l’ensemble du métabolisme et de l’excrétion.

ELIMINATION RENALE

Les reins sont les principaux organes d'élimination. La condition essentielle de passage dans les urines, milieu aqueux dépourvu de protéines, est l'hydrosolubilité. La plupart des transformations que subissent les médicaments (oxydations et conjugaisons en particulier) augmentent celle-ci et accroissent leur aptitude à être rejetés par voie urinaire. Les mécanismes d'élimination urinaire des médicaments sont similaires à ceux des substances physiologiques (figure 1.5.-1).

1.1 Filtration glomérulaire

C'est une simple diffusion passive par filtration. Les molécules d'un poids moléculaire inférieur à 64 000 passent dans le filtrat. C'est le cas de la fraction libre des médicaments dans le plasma (la fraction liée aux protéines n'est pas filtrée, donc plus la molécule est liée, plus la filtration est lente).

Ce phénomène est fonction de l'état du glomérule et du flux sanguin rénal ; il est mesuré par la clairance de la créatinine endogène. En pratique, on se contente du dosage de la créatinémie et on calcule la clairance par la formule de COCKCROFT qui tient compte de l’âge :

clairance (ml/mn) = (140 - âge) × poids/créatinémie (micromoles/l) × A

A = 0,80 chez l’homme
A = 0,85 chez la femme

1.2. Sécrétion tubulaire

Au niveau du tubule proximal, deux systèmes indépendants peuvent rejeter dans l'urine certains médicaments par transport actif :

– le système d'élimination des acides forts (anions) : l'élimination par cette voie peut être inhibée par compétition. Les « uricoéliminateurs » (type probénécide) sont des substances qui présentent une très forte affinité pour ce système qui les élimine en priorité : l'élimination des autres anions est entravée, ils persistent plus longtemps dans l'organisme.

– le système d'élimination des bases (cations).

L’élimination tubulaire rénale active fait appel au système de la P glycoprotéine (Pgp) et à des « transporteurs d’efflux apicaux ».

1.3. Réabsorption tubulaire

Le tubule rénal peut réabsorber certains médicaments selon deux mécanismes d'importance très inégale, diffusion non ionique surtout, diffusion facilitée ou transport actif accessoirement.

1.3.1. Diffusion non ionique

La diffusion non ionique intéresse les acides et les bases faibles. La paroi tubulaire se conduit comme une barrière lipidique pouvant être traversée par des molécules liposolubles et non ionisées. En raison de la filtration glomérulaire préalable, le gradient de concentration et le passage transpariétal s'établissent toujours dans le sens urine-plasma.

Si le plasma présente un pH quasi-constant, le pH urinaire est susceptible de fortes variations. Or, il conditionne le pourcentage d'ionisation des acides et bases faibles ; plus celui-ci sera élevé et moins le médicament sera susceptible d'être réabsorbé. Par exemple : un acide faible en milieu alcalin est fortement ionisé ; la fraction ionisée ne peut pas franchir la paroi tubulaire, reste dans l'urine et est éliminée : donc, l'alcalinisation des urines favorise l'élimination des acides faibles et inversement, l'acidification l'entrave (figure 15-2). A l'opposé, l'élimination des bases faibles est accrue par l'acidification des urines tandis qu'elle est diminuée par leur alcalinisation.

On peut modifier largement le pH urinaire en administrant des acidifiants (chlorhydrate d'arginine, acide phosphorique) ou des alcalinisants (bicarbonate de sodium), donc influencer l'élimination de ces médicaments (essentiellement acides et bases de pKa compris entre 5 et 8). Ces notions sont utilisées dans le traitement de certaines intoxications. A l'inverse, les molécules polaires ne sont pas réabsorbées et sont éliminées.

1.3.2. Diffusion facilitée et transport actif

De nombreuses substances physiologiques (glucose, acides aminés, acide urique) sont ainsi réabsorbées par le tubule rénal. Quelques rares médicaments sont capables d'utiliser ces mêmes systèmes.

 

 

En pratique, l’état fonctionnel du rein s’apprécie grâce à la clairance de la créatinine ndogène.

Chez l’insuffisant rénal, la posologie des médicaments éliminés par voie rénale dépend de la valeur de la clairance de la créatinine endogène

ELIMINATION BILIAIRE

Le médicament est éliminé par le foie dans la bile sous forme intacte ou bien souvent après avoir été métabolisé ou conjugué. Parvenu dans l'intestin, il peut entrer dans un cycle entérohépatique.

2.1. Conditions

L'élimination biliaire n'est en règle que partielle (exceptions : vert d'indocyanine, rifamycines).

Il faut que :

– le poids moléculaire soit important, au minimum 300.

– la molécule soit amphipathique, c'est-à-dire qu'elle comporte à la fois une partie polaire fortement hydrosoluble et une partie lipophile.

2.2. Mécanismes

Les étapes successives du passage du médicament du plasma dans la bile sont complexes.

En règle générale, le médicament traverse l'hépatocyte :

– au pôle vasculaire de la cellule hépatique, les processus de captation sont multiples (diffusion non ionique ou, pour certains produits, diffusion facilitée et transport actif)

– dans l'hépatocyte, le médicament peut être stocké ; la possibilité de fixation sur les protéines cytoplasmiques expliquent que certaines substances se concentrent fortement dans le foie. Le médicament peut être aussi métabolisé ou conjugué. Il peut revenir dans le plasma par un processus inverse de la captation. Il peut enfin être transporté d'un pôle à l'autre de la cellule, dans certains cas grâce à des protéines de transport.

– au pôle biliaire, le médicament est rejeté dans le canalicule par des mécanismes actifs (la concentration biliaire est habituellement supérieure à la concentration parenchymateuse), tels le système de la P glycoprotéine (Pgp). On décrit quatre types :

  • le mécanisme de transport des sels biliaires (ce phénomène est à la base de la majeure partie de la cholérèse par effet osmotique) et des stéroïdes en général.
  • le mécanisme de transport des acides forts (anions) d'un pK inférieur à 5 ; il intéresse de nombreuses substances dont les glycurono- et sulfo-conjugués.
  • le mécanisme de transport des bases fortes (cations) intéressant, par exemple, les ammoniums quaternaires.
  • le mécanisme de transport des glucosides neutres (exemple : ouabaïne). Des phénomènes de compétition sont possibles

– dans le canalicule, puis au niveau de la vésicule et des voies biliaires :

  • des phénomènes de réabsorption partielle ne sont pas exclus
  • des transporteurs d’efflux apicaux, le système de la P glycoprotéine peuvent rejeter des substances ou leurs métabolites.

 2.3. Cycle entéro-hépatique

Les substances éliminées par la bile gagnent l'intestin.

Elles peuvent ensuite :

– soit être éliminées dans les selles directement ; c'est le cas des substances les plus fortement polaires.

– soit être réabsorbées lorsqu’elles remplissent les conditions de l’absorption intestinale.

Cas particulier : les conjugués sont souvent hydrolysés par des enzymes d'origine bactérienne, libérant ainsi les substances initiales moins hydrosolubles et capables donc de refranchir la barrière intestinale. Dans ce cas, apparaît un cycle entéro-hépatique qui prolonge la présence du médicament dans l'organisme (figure 1.5.-3).

L’existence d’un cycle entéro-hépatique augmente la durée d’action d’un médicament

ELIMINATION RESPIRATOIRE

L'élimination respiratoire des médicaments concerne les substances volatiles (c'est-à-dire à forte tension de vapeur) qui sont rejetées dans l'air expiré. Il peut s'agir du médicament luimême ou d'un de ses métabolites ; il n'est pas forcé qu'il ait été administré par voie pulmonaire ni sous forme gazeuse.

L'élimination se fait par diffusion passive à travers la paroi alvéolaire en fonction des différences de pressions partielles entre le plasma et le gaz alvéolaire. L'expiration rejetant la vapeur médicamenteuse à l'extérieur, sa pression partielle dans l'alvéole tend constamment à diminuer et l'équilibre à se rompre. Suivant le gradient, le médicament est ainsi rejeté à l'extérieur. Le processus peut être long pour les produits très solubles dans le plasma.

ELIMINATION PAR LES GLANDES MAMMAIRES

L'élimination des médicaments par les glandes mammaires présente des risques particuliers :

– en cas d'allaitement, les médicaments ainsi rejetés peuvent intoxiquer le nourrisson.

– les produits administrés au bétail en médecine vétérinaire peuvent être insidieusement absorbés par l'homme avec les produits laitiers.

Le passage du plasma dans le lait se fait par filtration à travers les pores de la membrane épithéliale pour les substances d'un poids moléculaire inférieur à 200 (urée, alcool, nicotine...) et par diffusion non ionique pour les autres. Le lait étant légèrement plus acide que le plasma (pH = 6,5, dans l'espèce humaine), les bases faibles ont tendance à s'y concentrer, à l'inverse des acides faibles. La forte teneur du lait en matières grasses explique de plus que les substances très lipophiles s'y dissolvent en grandes quantités.

AUTRES VOIES D'ELIMINATION

Les autres voies d'élimination des médicaments n'ont, sauf cas d'espèce, que peu d'importance pratique. Les quantités rejetées sont toujours faibles.

Les glandes salivaires éliminent électivement les métaux (liséré de BURTON de leurs intoxications chroniques), certains alcaloïdes (diagnostic du dopage des chevaux de course), certains antibiotiques (macrolides). Ces substances peuvent être ensuite avalées.

Les prélèvements de salive ne sont pas invasifs et peuvent être facilement répétés. Il est donc très tentant de les utiliser pour le contrôle des traitements. Pour cela, il faut qu'il y ait une corrélation étroite entre les taux plasmatiques et salivaires chez tous les sujets. Malheureusement, pour de multiples raisons, il en est rarement ainsi.

Les glandes sudoripares, lacrymales, bronchiques, génitales, éliminent le même type de substances mais en faibles quantité ; les glandes bronchiques éliminent les iodures.

Les phanères concentrent certains métaux et métalloïdes (arsenic) ainsi qu'un antibiotique (griséofulvine).

L'estomac rejette les bromures et certains alcaloïdes (morphine).

Le gros intestin élimine certains métaux lourds, ce qui peut entraîner des rectites. On trouve en outre dans les selles des substances administrées par voie orale et non absorbées ainsi que des métabolites éliminés par la bile.

 

Le contrôle de gestion

Concepts fondamentaux de la gestion des stocks

Le stock de médicament doit pouvoir fournir aux patients tous les médicaments qui sont nécessaires. Les médicaments doivent être présents au bon moment et à toute heure. La somme totale des stocks d’un système d’approvisionnement peut être importante et son entretien coûteux. C’est pourquoi une gestion efficace et rigoureuse des stocks est indispensable.

Le défi principal de la gestion des stocks de médicaments est d’arriver à équilibrer les avantages d’avoir des quantités suffisantes en stock et les coûts qu’impliquent la tenue de ces stocks :

Les avantages : un stock protège contre les incertitudes de l’approvisionnement, permet des achats en grosses quantités, améliore l’efficacité de la distribution et peut être utilisé pour prévoir les variations saisonnières de la consommation.

Les coûts : incluent les coûts du capital médicament engagé (un stock est comme l’argent à la banque) et ceux du stockage (frais de stockage, péremption, détériorations, casses...).

Les stocks comportent des stocks de roulement et des stocks de sécurité. Le stock de roulement est celui avec lequel on travaille. Le stock de sécurité est onçu pour éviter les ruptures mais s’il est trop important, il coûte cher et peut amener certains produits à se périmer.

Le Contrôle des Stocks

Le contrôle doit être régulier pour permettre une bonne maîtrise de gestion, minimiser les pertes et situer les responsabilités en cas de problèmes. Les contrôles seront exercés tant sur la qualité des médicaments (dates de péremption, conditions de conservation, état des médicaments) que sur les quantités détenues en stock (disponibilité suffisante et exactitude des stocks).

Pour contrôler le stock, il faut faire régulièrement un inventaire. L’inventaire est le stock qui existe à un moment donné. Il s’agit de faire la liste et de compter tout ce qui est physiquement présent dans la pharmacie, puis de valoriser le stock disponible de médicaments et de consommables.

Le but du contrôle est de vérifier que le stock est bien géré :

  • La bonne qualité du rangement et des conditions de stockage.
  • Les quantités constatées correspondent aux indications figurant sur les différents outils de gestion de stock. L’inventaire permet également de se rendre compte si le stock est adapté aux consommations.
  • Les quantités disponibles sont bien adaptées à l’activité.
  • Le stock de sécurité est suffisant.
  • L’inventaire du stock MEG et consommables est un élément essentiel pour effectuer le bilan financier.

Les contrôles doivent être effectués par un aide-pharmacien ou le pharmacien lui même pour vérifier son propre travail et l’exactitude des informations qu’il a portées sur les outils de gestion. Il devra s’assurer régulièrement que :

  • la qualité du rangement et du stockage est assurée.
  • les quantités notées sur les fiches de stock au moment des entrées et des sorties sont exactes et que la balance correspond au stock disponible.
  • les quantités, minimum à détenir (stock de sécurité) par médicament sont bien en stock.
  • les calculs de consommation moyenne mensuelle sont effectués à chaque trimestre.
  • les inventaires prévus sont effectués dans les temps.

 

LES OUTILS DE GESTION

La mise en place de procédures et d’outils de gestion est un gage de réussite pour une bonne organisation et une gestion rigoureuse d’une unité de distribution de produits pharmaceutiques.

La fiche de stock

La fiche de stock est le principal instrument de gestion. Pour chaque article médicament et matériel une fiche de stock est établie et régulièrement mise à jour par un seul et même agent. Elle permet de :

  • Identifier tous les mouvements de stock : «Entrées-Sorties ».
  • Connaître à tout moment le niveau théorique des stocks.
  • Prévoir correctement les commandes.
  • Calculer la Consommation Moyenne Mensuelle (CMM) pour chaque produit.

Sur cette fiche de stock seront notés :

Sur l’entête est mentionné le nom du médicament, sa forme, son dosage, son conditionnement. Il y aura une fiche de stock par référence, par forme, par dosage, détenue à la pharmacie de stock.

Il faut, par exemple une fiche de stock pour l'amoxicilline 500mg comprimés, une deuxième fiche pour l'amoxicilline 500mg injectable IM, une troisième fiche pour l'amoxicilline 1 g injectable IM.

Le stock de sécurité ou stock minimum est prévu pour pallier d’éventuels retards de livraison, une augmentation de la consommation. Il est fonction du délai de livraison des commandes.

La quantité du stock de sécurité est généralement évaluée à la moitié ou l’équivalent de la consommation correspondant au délai de livraison. Il équivaut au nombre de conditionnement minimum qui doit toujours être présent dans la pharmacie pour éviter tout rupture de stock. Il correspond en général à 1 mois de consommation, si les délais de livraison sont de 1 mois dans le cas d'une commande groupée par exemple.

La Consommation Moyenne Mensuelle (CMM) est la quantité moyenne des produits consommés par mois. Elle peut se calculer après quelques mois (au moins 3) de consommation et sert à évaluer les besoins totaux par référence. Ces besoins totaux sont notés dans la case stock maximum de la fiche de stock.

La fiche de stock se présente avec une entête et 6 colonnes en recto et verso :

Colonne 1 « Date » : date du mouvement du produit.

Colonne 2 « Provenance » : origine du produit (Grossiste pharmaceutique ou paramédical, Laboratoire,...)

Colonne 3 « Entrée » : le nombre d’unités (en comprimés ou flacons,...) qui rentrent dans le stock de la pharmacie.

Colonne 4 « Sortie » : le nombre d’unités (en comprimés ou flacons,...) qui sortent du stock de la pharmacie.

Colonne 5 « Stock » : le nombre d’unités réellement présentes dans la pharmacie de stock. Cette colonne est remise à jour à chaque mouvement.

Colonne 6 « Péremption » : date à partir de laquelle le produit n’est plus utilisable. Il est alors à sortir du stock et à détruire après un procès verbal. Cette date est marquée en rouge. Les produits de péremption proche doivent être sortis en premier (FIFO).

« Observation » : constatations observées au cours d’une entrée ou sortie ( pertes, casse, insuffisance, trop grande quantité,...)

La fiche d’inventaire

Les fiches d’inventaire pré-imprimées facilitent la rédaction des fiches d’inventaire et évitent ainsi les erreurs de transcription.. Elles doivent être établies suivant l’ordre de classification du stock.

La fiche d’inventaire se présente avec une en-tête et est composée de 7 colonnes.

Sur l’en-tête est mentionné le nom de l'inventoriste et la date de l’inventaire.

Colonne 1 : la désignation ou la Dénomination Commune Internationale du médicament.

Colonne 2 : la forme du produit.

Colonne 3 : le dosage du produit.

Colonne 4 : Quantité totale des produits

Colonne 5 : Prix unitaire

Colonne 6 : Prix total

Colonne 7 : Les dates de péremption des produits

Le bon de Commande

Les bons de commande pré-imprimés facilitent la rédaction des commandes et évite ainsi les erreurs de transcription. Il doit être établi suivant l’ordre de classification du stock.

Il comprend une en-tête et 4 colonnes et doit être rempli en deux exemplaires. Un exemplaire sera gardé par le gestionnaire de stock pour archivage et l’autre partira auprès du fournisseur.

Sur l’en-tête sera mentionné le nom du résponsable de la commande ainsi que la date de la commande.

Ensuite le géstionnaire de stock établit sa commande sur base de la quantité lui restant en stock et de ses consommations mensuelles. Puis il soumet sa commande pour valorisation auprès du pharmacien (moyen de vérifier si les ressources financières seront suffisantes pour régler la totalité de la commande). Le Bon de Commande doit être co-signé par le géstionnaire de stock, et le pharmacien.

Colonne 1 : Le nom du produit selon sa DCI, sa forme, son dosage.

Colonne 2 : Stock restant disponible dans le stock de la pharmacie.

Colonne 3 : Consommation Moyenne Mensuelle du produit.

Colonne 4 : La quantité qui est commandée par le géstionnaire de stock.

Colonne 5 : Le prix unitaire pour une unité de produit.

Colonne 6 : Le prix totale pour le MEG, il correspond au prix multiplié par la quantité commandée. En additionnant toutes les lignes on obtient le montant totale de la commande.

En bas du document, le géstionnaire de stock et le pharmacien apposent leurs signatures et datent le document.

Le bon de livraison

C’est une copie de la liste des produits livrés. Il est rempli par le fournisseur et il doit être accompagné de la facture du fournisseur. Il est rempli en double exemplaire : un qui reste au fournisseur et le deuxième qui est destiné à la pharmacie. Il comprend une en-tête et 5 colonnes.

L’en-tête comprend le nom du fournisseur, la date de livraison, et le nom du destinataire (pharmacie).

Colonne 1 : le nom générique du produit ou DCI.

Colonne 2 : la forme.

Colonne 3 : le dosage.

Colonne 4 : la quantité livrée par le fournisseur.

Colonne 5 : le fournisseur rempli cette colonne pour justifier toute discordance entre la quantité commandée et la quantité livrée.

Le Procès-verbal de réception

Il s’agit du document qui confirme la quantité qui rentre dans le stock au moment de la réception. Il permet de justifier les casses, les détériorations, les pertes ou les vols de produits qui peuvent se produire au cours du transport depuis le fournisseur. Une fois archivé, il fait office de registre des entrées. Le document comprend une en-tête et 7 colonnes.

L’en-tête comprend le nom du géstionnaire de stock, le nom du fournisseur, la date et le numéro de la commande, et la date de réception dans la structure.

Colonne 1 : le nom générique du produit ou DCI.

Colonne 2 : la forme du produit.

Colonne 3 : le dosage du produit.

Colonne 4 : l’unité de conditionnement du médicament.

Colonne 5 : le nombre d’unités commandées.

Colonne 6 : le nombre d’unités reçues à la structure en bon état.

Colonne 7 : cette colonne observations permet de justifier les écarts entre la quantité commandée et la quantité reçue dans la structure (produits reçus abîmés, produits perdus, produits volés…).

Les Produits hors d’usage

Tout produit médical consommable a une date limite d’utilisation jusqu’à laquelle le fabricant garantit sa stabilité ou sa stérilité. C’est la date de péremption ou
d’expiration, elle est inscrite sur l’emballage. Lors de chaque inventaire, les magasiniers vérifient les dates de péremption chaque produit.

Le pharmacien est informé de la liste des produits qui doivent se périmer dans les 6 mois. Il y a lieu de prendre les dispositions de retrait de ces produits selon les
niveaux de la chaîne de distribution. Un produit est considéré comme périmé et doit être retiré du stock et de la circulation à partir du premier jour du mois de péremption.

Le dépôt a la charge de la destruction des produits périmés, cassés et détériorés. Un procès verbal de destruction est établi par l’inspection pharmaceutique avant de procéder à la destruction des produits. Tous ces produits sont enregistrés dans la colonne "sorties" de la fiche de stock et comptabilisés en tant que pertes de stock. Ils n'entrent pas dans les consommations mensuelles du dépôt.

Les produits périmés sont consignés sur un formulaire mensuel.

Il s’agit d’un outil qui sert à comptabiliser mensuellement les produits que l’on sort du stock pour cause de péremption ou de détérioration. Les quantités sorties pourront ensuite être valorisés par la comptabilité.

Ce document comprend une en-tête et 5 colonnes.

L’en-tête comprend le mois durant lequel est effectué la sortie.

Colonne 1 : la date de la sortie.

Colonne 2 : la désignation du produit avec le nom générique, la forme, le dosage.

Colonne 3 : la quantité en stock avant sortie.

Colonne 4 : le motif de la sortie (produit abîmé, produit périmé, produit cassé…).

Colonne 5 : la quantité qui est sortie du stock.