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Mise à jour le Apr 14, 2018
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Le tissu musculaire et le mécanisme de la contraction

Il existe trois types de tissu musculaire : lisse, cardiaque et squelettique. Chaque type est caractérisé par une structure, une fonction et une localisation différentes.
Les fonctions du muscle sont :

  • Le mouvement. Les mouvements du corps tels que la marche, la respiration, la parole ainsi que ceux qui sont associés à la digestion et aux flux liquidiens.
  • La production de la chaleur.
  • La posture et le soutien du corps.

La structure microscopique du muscle

Les cellules musculaires qui ressemblent à de petits filaments sont appelées fibres musculaires. Chaque fibre squelettique est une cellule striée multinucléée contenant un grand nombre de myofibrilles cylindriques qui s'étendent sur toute la longueur de la cellule. Chaque myofibrille est constituée de plus petites unités appelées myofilaments (ou filaments). Les myofilaments minces sont constitués essentiellement d'une protéine contractile, l'actine, et les myofilaments épais d'une autre protéine contractile, la myosine.

La structure des myofilaments

Les filaments épais

En forme de club de golf , chaque molécule de myosine est constituée d'un long segment tubulaire et d'une tête globulaire, la tête de myosine ou pont d'union. La tête de myosine comporte un site de fixation de l'actine et un site de fixation de l'ATPase. Les segments tubulaires sont accolés les uns aux autres, leur tête globulaire orientée vers l'extérieur, et ils constituent les filaments épais qui s'étendent entre les filaments minces (figures7.1).

Les filaments minces

Ces filaments sont composés de protéines, l'actine, la tropomyosine et la troponime. Deux longs brins d'actine forment le squelette des filaments minces. Les chaines longues et fines de tropomyosine s'enroulent autour des brins d'actine et masquent les sites de fixation de la myosine sur l'actine. Des molécules de troponime relient la chaine de tropomyosine à l'hélice d'actine (figure 7.1). Dans les myofibrilles du muscle squelettique et du muscle cardiaque, les filaments minces et les filaments épais se chevauchent pour former un pattern particulier appelé sarcomère. Le sarcomère est l'unité structurale et fonctionnelle d'une myofibrille.

Figure 7.1 Structure des myofilaments épais et minces

Les striations entrecroisées, que l'on observe dans le muscle squelettique et dans le muscle cardiaque, sont dues à ce pattern d'intercalations régulières des filaments épais et des filaments minces. Les bandes sombres qui contiennent les filaments épais sont les bandes A. Les bandes plus claires, bandes I, sont des régions qui contiennent uniquement des filaments minces. Au milieu des bandes I, se trouvent des zones plus foncées, les stries Z, qui sont les zones de jonction des sarcomères adjacents.

La structure d'une fibre (cellule) musculaire

Le sarcolemme (membrane cellulaire) de la fibre musculaire délimite le sarcoplasme (cytoplasme). Le sarcoplasme est traversé par un réseau de saccules membranaires appelé réticulum sarcoplasmique (endoplasmique) qui s'organise en feuillets autour des myofibrilles. Les saccules longitudinaux du réticulum sarcoplasmique se terminent par des extensions en cul de sac, les citernes terminales. Les citernes terminales stockent des ions calcium ( CA2 ) et jouent un rôle important dans la régulation de la contraction musculaire. Les tubules traverses (tubules T) sont des prolongements internes du sarcolemme qui s'étendent perpendiculairement au réticulum sarcoplasmique. Les tubules T passent par des segments adjacents des citernes terminales et pénètrent en profondeur dans la fibre musculaire permettant la conduction du potentiel jusqu'ai coeur de cette fibre.

La contraction musculaire

Dans la théorie de la contraction par glissements des filaments, les myofilaments (minces et épais) des myofibrilles glissent les uns par rapport aux autres, ce qui provoque le raccourcissement de la fibre musculaire, avec un mouvement global du muscle de l'insertion vers l'origine. Le mécanisme qui provoque le glissement des myofilaments minces (d'actine) sur des myofilaments épais (de myosine)
se déroule selon la séquence suivante :

  1. La stimulation transmise par l'acétylcholine à travers la jonction neuromusculaire, initie un potentiel d'action au niveau du sarcolemme de la fibre musculaire. Ce potentiel d'action se propage au niveau du sarcolemme et est transmis à l'intérieur de la fibre musculaire par les tubules T.
  2. Sous l'effet du potentiel d'action les citernes terminales déversent des ions calcium (Ca2+), dans l'environnement immédiat des myofibrilles.
  3. Les ions Ca2+, se fixent sur les molécules de troponime associées aux molécules de tropomyosine sur les filaments minces, ce qui modifie la conformation tridimensionnelle de la triponine. Cette modification provoque le déplacement de la tropomyosine et démasque les sites de fixation de l'actine sur la myosine.
  4. Les têtes de myosine (pont d'union) se lient à l'actine. Du fait de cette liaison, la tête de myosine, dans une configuration de haute énergie, subit un changement de conformation qui provoque son redressement .Le filament d'actine est tiré sur le filament de myosine dans un mouvement appelé force de traction.
  5. Après la traction, la tête de myosine se détache de son site de fixation sur l'actine et de l'ATP se fixe sur la tête de myosine. L'ATPase de la tête de myosine hydrolyse l'ATP en ADP + énergie : l'énergie est utilisée pour rétablir une conformation de haute énergie de la tête de myosine. La tête de myosine peut ainsi se lier à un autre site de fixation de l'actine (s'il est exposé du fait de la préférence de calcium), ce qui produit une autre traction.
  6. La répétition de ces tractions permet de tirer les filaments minces. Ce glissement, selon un mécanisme de roue à rochet, qui implique l'interaction de nombreux sites de fixation de l'actine et de têtes de myosine, produit une unique contraction musculaire.
  7. Lorsque le potentiel d'action s'interrompt, le calcium (Ca2+) du cytoplasme est ramené par transport actif dans les citernes terminales du réticulum sarcoplasmique. En absence de calcium, la troponine reprend sa configuration initiale de sorte que la tropomyosine masque à nouveau les sites de fixation de la myosine situés sur les filaments minces. Les filaments minces retournent à leur état initial et le muscle se relâche.

La jonction musculaire

La stimulation d'un neurone provoque la contraction du muscle squelettique. L'espace compris entre la terminaison axonale d'un neurone moteur et la fibre musculaire est appelé jonction neuromusculaire (figure 7.3).

Figure 7.3 Structure de la jonction neuromusculaire

Le potentiel d'action se propage le long d'un neurone moteur jusqu'à la terminaison axonale ou il provoque un influx d'ions calcium. Les ions calcium agissent sur les vésicules synaptiques qui libèrent l'acétylcholine qui diffusent à travers la fente synaptique et se lie à des récepteurs spécifiques situés sur le sarcolemme . Le potentiel d'action se propage sur tout le sarcolemme et initie la séquence d'événements décrite cidessus.

L'unité motrice

L'ensemble formé par les ramifications d'un unique neurone moteur et par les fibres des muscles squelettiques qu'elles innervent, est appelé une unité motrice. Les grosses unités motrices sont constituées d'un grand nombre de fibres alors que les petites unités en contiennent un nombre relativement plus restreint. La contraction d'un muscle squelettique met en jeu plusieurs unités motrices. Des mouvements précis et hautement coordonnés nécessitent peu d'unités motrices. Lorsqu'une force musculaire importante est requise, de nombreuses unités motrices sont mises en jeu. La réponse de chacune des fibres d'une unité motrice à un stimulus électrique, comprend trois phases (figure 7,4) :

  1. La période de latence, entre le moment de la stimulation et le début de la contraction.
  2. La période de contraction (ou durée de contraction), lorsque le travail musculaire est réalisé.
  3. La période de relâchement, ou de récupération de la fibre musculaire.

 

Figure 7.4 L'activité d'une fibre musculaire en réponse à un stimilus

Important

Les différents types de fibres musculaires squelettiques.

  • Les fibres à contraction rapide : grosse fibres contenant de grandes quantités de glycogène ; peu de myoglobine (pigment qui fixe l'O2) ; voie anaérobie de production de l'ATP ; fibres fatigables ; forces et rapidité.
  • Les fibres à contraction lente : petites fibres contenant peu de glycogène, riche en myoglobine ; voie aérobie de production de l'ATP ; résistantes à la fatigue, endurance.
  • Les fibres intermédiaires : de taille intermédiaire ; quantité moyenne de myoglobine ; riches en myoglobine ; production d'TP par les deux types de voies, anaérobie et aérobie.

Secousse musculaire, sommation et tétanos

Un seul potentiel d'action qui arrive au niveau des fibres musculaires d'une unité motrice provoque une contraction du muscle, rapide et de courte durée, appelée secousse musculaire (figure 7.5) .
Si une succession rapide de stimuli est appliqué au niveau des fibres de plusieurs unités motrices d'un muscle, une secousse musculaire n'est pas achevée avant que la suivante ne commence.

Puisque le muscle est déjà partiellement contracté lorsque la deuxième secousse musculaire débute, le raccourcissement du muscle au cours de la deuxième contraction sera légèrement plus important qu'il ne l'est lors d'une seule secousse musculaire. On appelle sommation ce léger raccourcissement musculaire supplémentaire dû à la succession rapide de deux ou plusieurs potentiels d'action. Pour des fréquences rapides de stimulation, les secousses qui se chevauchent s'additionnent en une contraction unique, forte et soutenue, que l'on appelle un tétanos.

 

Figure 7.5 La secousse musculaire, la sommation et le tétanos

La structure macroscopique du muscle

Le tissu musculaire squelettique et le tissu conjonctif associé sont organisés en faisceaux musculaires. Cette architecture détermine la force et le sens de contraction des fibres musculaires. On distingue les fibres parallèles, convergentes, pennées (en forme de plumes) ou circulaires des sphincters.

Les trois gaines de tissu conjonctif lâche de type fibreux que l'on trouve à différents niveaux du muscle permettent d'uniformiser la force de contraction. L'endomésyum est le tissu conjonctif qui entoure chaque fibre musculaire.

Le périmysium entoure plusieurs fibres musculaires pour constituer un faisceau. Un muscle est formé de nombreux faisceaux. Chaque muscle est enveloppé par l'épimysium. Ces trois tissus conjonctifs sont en continuité avec le tendon qui assure la fixation du muscle de l'os.

Un muscle est attaché au squelette à deux niveaux. L'origine est le point d'attachement le moins mobile du muscle ; l'insertion est le point le plus mobile. L'origine est généralement en position proximale par rapport à l'articulation, et l'insertion en position distale.

A savoir

La différence entre les fibres musculaires, les myofibrilles et les myofilaments.

Le mécanisme de contraction musculaire et l'importance des ions Ca2 + et de l'ATP dans ce processus.

L'organisation et le rôle des muscles squelettiques ; les unités motrices , les différents types de fibres , les différents types de contraction et la structure macroscopique des muscles.