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Mise à jour le Feb 18, 2018
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Diprostene injectable : rupture de stock effective
Umax LP 400µg (Tamsulosine) : remise à disposition normale

Des nouvelles recommandations dans le traitement de l’acné

L’acné touche une large majorité des adolescents et certains adultes. L’objectif du traitement d’attaque est d’obtenir une réduction importante ou une disparition des lésions, et celui du traitement d’entretien d’éviter les rechutes. Le traitement vise à diminuer le retentissement de l’acné, parfois majeur, sur la qualité de vie et à prévenir la formation de lésions cicatricielles.

Les recommandations sont une actualisation des recommandations réalisées par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) en 2007 et qui tiennent compte des alertes récentes sur certains traitements de l’acné, en particulier :

-       - risque de dépression et risque tératogène liés à l'isotrétinoïne,

-       - limitation des prescriptions d'antibiotiques pour lutter contre l'apparition de souches résistantes,

-       - risque thrombo-emboliques aggravés par l'utilisation fréquente d'un traitement hormonal utilisé également comme contraceptif, DIANE® 35 . 

Privilégier les traitements locaux pour les formes légères à moyennes

Les traitements locaux, qu’il s’agisse de crèmes ou de gels, à base de peroxyde de benzoyle et les rétinoïdes sont à privilégier pour une acné légère à moyenne. Du fait de leur action irritante, ils doivent être accompagnés de conseils en termes de nettoyants doux et de crèmes émollientes. Les patients doivent également être informés que leurs effets bénéfiques ne sont perceptibles qu'après plusieurs semaines.

En cas d'inefficacité des traitements locaux, intensifier avant d'envisager les antibiotiques ou un antiacnéique par voie générale

Lorsqu'une acné résiste aux traitements locaux, il est préférable d’augmenter la fréquence d'application et la quantité appliquée avant d'envisager un traitement antibiotique.

La doxycycline et la lymécycline, antibiotiques de choix, doivent donc être réservés aux acnés modérées qui résistent aux traitement locaux afin de limiter l’émergence de souches bactériennes résistantes.

Concernant l’isotrétinoïne, l’usage sera réservée aux acnés sévères et très sévères et avec un risque cicatriciel. L’augmentation du risque de troubles dépressifs avec l’isotrétinoïne n’a pas été observée dans les études sur un grand nombre de patients mais a été exceptionnellement suspectée dans des cas individuels. Pour cette raison, l’équipe officinale doit informer le patient avant le début d’un traitement tous ses éventuels antécédents personnels et familiaux.

Les pilules contraceptives

Enfin, si certaines pilules contraceptives peuvent avoir un effet positif sur l'acné, on ne peut conseiller un contraceptif à une femme qui n'a pas besoin de contraception. Et si c'est le cas, il sera recommandé de privilégier en première intention du lévonorgestrel (Microval®) .

Diane 35 envisagée en dernière intention

Les anti-acnéiques Diane® 35 et ses génériques – ayant également des propriétés contraceptives – ne peuvent être envisagés qu'en dernière intention si l'acné persiste malgré un traitement dermatologique bien conduit, en concertation avec la patiente et un gynécologue, et en tenant compte des caractéristiques de la femme, concernant notamment le risque thromboembolique.

 

 

Source : HAS (Haute Autorité de Santé)

Gels de kétoprofène : rappel du risque de photosensibisaltion

L’Agence française du médicament et des produits de santé (ANSM) souhaite rappeler aux professionnels de santé que l’utilisation du kétoprofène topique (Kétum® et ses génériques) est susceptible de provoquer des réactions de photosensibilité (réaction cutanée photoallergique, suite à une exposition au soleil ou à un rayonnement UV se caractérisant le plus souvent par une atteinte cutanée de type eczéma et/ou bulleuse), dont certaines graves nécessitant une hospitalisation.
Par ailleurs, des réactions croisées entre le kétoprofène gel et des molécules chimiquement proches (le fénofibrate, l’acide tiaprofénique, les écrans solaires de type benzophénone, les composants de certains parfums) ainsi que des cas d’allergie associée à une substance chimique utilisée comme filtre solaire appartenant à la famille des cinnamates et que l’on retrouve dans plusieurs produits d’hygiène et de cosmétique ont également été signalés. L’utilisation de produits contenant ces molécules chez
des patients ayant au préalable développé une réaction photoallergique au kétoprofène a provoqué, dans plusieurs cas, l’apparition d’un nouvel épisode de photoallergie en l’absence d’application concomitante d’un gel contenant du kétoprofène.
Malgré ce risque, les autorités européennes ont jugé  que le rapport bénéfice/risque de ces médicaments topiques demeurait favorable, sous réserve de mettre en place les mesures de minimisation des risques nécessaires.

les recommandations de L'ANSM :

      •   Ne pas exposer les zones traitées au soleil, même en cas de soleil voilé, ou aux UVA en solarium pendant
          toute la durée du traitement et deux semaines après son arrêt.

      •   Protéger les zones traitées du soleil par le port d’un vêtement.

      •   Procéder à un lavage soigneux et prolongé des mains après chaque utilisation du gel.

      •   Ne pas appliquer les gels de kétoprofène sous pansement occlusif.

      •   Arrêter immédiatement le traitement en cas d’apparition d’une réaction cutanée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : ANSM