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Mise à jour le Feb 18, 2018
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Diprostene injectable : rupture de stock effective
Umax LP 400µg (Tamsulosine) : remise à disposition normale

Colchicine : risques de surdosages graves

De nouveaux cas d'effets indésirables sont survenus aux patients traités par la colchicine, principalement en raison d’un non respect des contre indications médicamenteuses, d’une prise en charge inappropriée des signes de surdosage (diarrhées, nausées, vomissements), ou encore en raison d’un non respect des posologies et des recommandations d’adaptation posologique notamment en cas d’insuffisance rénale.

Dans ce contexte, un courrier adressé aux professionnels de santé le 25 juillet 2016 par Les laboratoires Mayoly Spindler dont ils rapellent les règles de bon usage pour limiter les risques de surdosages graves avec les spécialités à base de colchicine.

La colchicine est un médicament à marge thérapeutique étroite, ce qui signifie que la différence entre sa dose toxique et sa dose thérapeutique est faible. Toute variation de sa concentration dans l’organisme peut ainsi entraîner des effets indésirables potentiellement graves ou d’évolution fatale.

Ainsi, L'équipe officinale est invité à vérifier que la posologie est respectée en particulier chez le sujet âgé, l’insuffisant rénal ou hépatique et elle doit clairement l'expliquer au patient en l'informant :

  • des premiers signes de surdosage (douleurs abdominales, diarrhées profuses, nausées, vomissements).
  • l’importance de la bonne compréhension du schéma posologique(Voir l'encadré)
  • la nécessité d’un avis médical avant toute l’utilisation de colchicine (jamais d’automédication),
  • la nécessité de signaler aux professionnels de santé la prise de ce traitement avant toute nouvelle prescription ou délivrance d’un autre médicament.

 

 ›  La posologie de 3 mg par jour ne doit jamais être dépassée et doit être réservée à la prise en charge tardive d'accès aigus pour le 1er jour de traitement uniquement. 

   Les prises par comprimé ou demi-comprimé doivent être réparties dans la journée.

 ›  La dose maximale de colchicine par prise ne doit pas dépasser 1 mg.

 

 ›  La posologie doit être adaptée en fonction de l'efficacité obtenue et de la tolérance.


Valproate et grossesse : de nouveaux risques identifiés

Le traitement de la femme épileptique enceinte pose un véritable problème, en effet les risques fœtaux liés aux antiépileptiques au cours des grossesses survenant chez des femmes atteintes d’épilepsie sont connus depuis des décennies. Récemment, l'analyse de plusieurs études en Europe a confirmé le risque accru de troubles neurologiques et de troubles du développement chez des enfants exposés in utero au valproate sodique et dérivés (Dépakine®, Encorate®, Epileptol®, Valpakine®).

S'appuyant sur les recommandations européennes, l’agence française de sécurité du médicament a interdit toute prescription des spécialités à base de valproate et dérivés aux filles, adolescentes, femmes en âge de procréer et femmes enceintes, sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives médicamenteuses.

Par ailleurs, l'agence française recommande que les patientes en âge de procréer ou susceptibles de l'être un jour et actuellement traitées par ces spécialités doivent consulter un médecin spécialiste dans les meilleurs délais (si cela n'a pas déjà été fait), afin qu'il réévalue la nécessité du traitement et qu'il leur fasse signer un accord de soins en cas de maintien du traitement.

Ainsi, il revient à l’équipe officinale de sensibilisé les patientes épileptiques qui sont en âge ou vont être en âge d’être enceintes (en âge de procréer) du risque lié au traitement.